Coronavirus et violences conjugales : le risque du confinement.

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coronavirus violence conjugaleAvec le coronavirus, être confiné peut être compliqué pour des gens qui s’entendent bien. Cela peut l’être bien plus pour les victimes de violences conjugales. Cela risque même d’en devenir un véritable calvaire. C’est ce que nous rappelle la présidente de l’Union nationale des familles de féminicides. Le confinement imposé par les autorités risque d’engendrer une hausse des violences conjugales voire des féminicides.

Le confinement dû au nouveau coronavirus risque de créer un terrain propice aux violences pouvant devenir un véritable calvaire pour les victimes de ces violences. Plusieurs associations se sont alarmées de ce fait vendredi et ont tiré la sonnette d’alarme. L’angoisse que peut créer une promiscuité avec une personne violente ; la peur de signaler des maltraitances ou encore la crainte que les forces de l’ordre ne puissent intervenir rapidement, c’est ce que peuvent craindre ces personnes lors de cette crise sanitaire due au coronavirus.

Le ministère de la Justice rappelle que le traitement des violences intra-familiales, dans ce contexte particulier du coronavirus, reste plus que jamais une priorité : https://twitter.com/nbelloubet/status/1241053190155616258

Pour protéger les victimes de violences conjugales, Marlène Schiappa a indiqué ce vendredi que les numéros d’écoute seraient maintenus. Les plateformes gouvernementales, l’accompagnement dans des hébergements d’urgence et les procès au pénal contre les agresseurs seront eux aussi maintenus.

Que faire dans ce contexte du coronavirus pour vous protéger si vous êtes concernées ?

Pour commencer, un plan de continuité au 3919 va être mis en place. Il s’agit du numéro national gratuit pour les femmes victimes de toute forme de violences (sexuelles, conjugales, psychologiques, etc.). Ensuite, vous pouvez appeler le 116006. Ce numéro gratuit met en relation les victimes avec des organismes de proximité compétents. Notamment, les associations locales d’aide aux victimes conventionnées par le ministère de la Justice.

Ensuite, une plateforme gouvernementale existe : https://arretonslesviolences.gouv.fr/. Cette plateforme gouvernementale permet aux victimes de violences de dialoguer avec les forces de l’ordre de manière anonyme. Elle reste active 24h/24 et 7j/7. Pour le moment, on est dans l’inconnu, 15 jours de confinement ou plus, cela peut être très angoissant.

Enfin, je vous propose une dernière alternative. Si jamais vous n’avez pas la force de dialoguer par téléphone ou que vous avez peur de faire le premier pas, vous pouvez m’envoyer un mail, ici, si vous sentez un danger pour vous. Cela sera un premier pas, et vous pourrez ensuite contacter les numéros ou les plateformes ci-dessus plus sereinement !

Malgré les consignes de confinement, s’il y a danger immédiat, partez et ne risquez pas votre vie !

Le confinement peut être une période de grand stress. Cela peut aussi réveiller des souvenirs traumatiques chez certaines anciennes victimes de violences. Dans tous les cas, si vous êtes en danger immédiat, n’hésitez pas à sortir de chez vous et appeler rapidement le 17. La priorité, c’est votre sécurité et le confinement qu’impose le coronavirus ne doit pas vous mettre en danger. Par ailleurs, l’accueil de nouvelles femmes dans les centres d’hébergement d’urgence est maintenu.

Voici les informations essentielles :

  • 116006 : Numéro gratuit qui met en relation les victimes avec des organismes de proximité compétents.
  • 3919 : Numéro de la Fédération Nationale Solidarité Femmes.
  • https://arretonslesviolences.gouv.fr/ : plateforme gouvernementale qui permet de dialoguer anonymement avec les forces de l’ordre.
  • 17 : Numéro pour joindre la police et en cas d’urgence.
  • Mon formulaire de contact : Si jamais vous n’avez pas la possibilité d’appeler ou que vous avez besoin d’une impulsion pour faire un pas vers une aide.

Malgré le coronavirus, si jamais vous vous sentez en danger, sortez de chez vous et appelez le 17 ou un autre numéro ! Ne restez pas seule !


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